coquet


coquet

coquet, ette [ kɔkɛ, ɛt ] adj.
• 1643; « petit coq » 1611; de coq
1Qui cherche à plaire aux personnes du sexe opposé. coquetterie. Se montrer coquet, empressé auprès des femmes. Femme coquette. « Elle était née coquette, [...] elle se mit à poursuivre et à dompter les amoureux » (Maupassant).
N. Faire le coquet. Une petite coquette. N. f. Vieilli (cour. du XVIIe au XIXe) COQUETTE : femme qui recherche les hommages masculins par pur esprit de conquête. Fam. aguicheuse, allumeuse. Faire sa coquette : minauder, se faire prier. — Théâtre Rôle de grande coquette, de jeune femme élégante et séduisante. Fig. Jouer les grandes coquettes : chercher à séduire d'une manière affectée.
2(1743) Cour. Qui veut plaire par sa mise, qui a le goût de la toilette, de la parure. Petite fille coquette. Elle n'est pas très coquette. Homme trop coquet. dandy. Ibsen « est coquet; il a le soin de sa personne » (Suarès).
3Qui a un aspect plaisant, soigné. Tenue, coiffure coquette. Logement, mobilier coquet. C'est coquet chez vous. charmant, 1. cosy, 2. gentil.
4(1899) Fam. D'une importance assez considérable. 2. gentil, joli, rondelet. Magot, cadeau, héritage assez coquet. Atteindre un total, un chiffre plutôt coquet. Il en a coûté la coquette somme de...

coquet, coquette adjectif et nom (de coq 1) Qui cherche à plaire par sa mise, qui a le goût de la toilette, de la parure : Être coquet de sa personne. Qui cherche à plaire aux personnes du sexe opposé, à les séduire : Elle se montra coquette avec lui pendant tout le repas.coquet, coquette adjectif Dont l'aspect est soigné, élégant, gracieux : Un petit salon coquet. Familier. Se dit d'une somme assez considérable ; rondelet : Une coquette indemnité.coquet, coquette (synonymes) adjectif Dont l'aspect est soigné, élégant, gracieux
Synonymes :
- chic (familier)
- élégant
- raffiné
- soigné
Contraires :
- débraillé
- déplaisant
- négligé
Familier. Se dit d'une somme assez considérable ; rondelet
Synonymes :
- rondelet (familier)
Contraires :
- dérisoire
- négligeable

coquet, ette
adj. (et n. f.)
d1./d Qui cherche à plaire, à séduire. Des mines coquettes, inspirées par le désir de plaire.
|| n. f. THEAT Grande coquette: premier rôle féminin dans les comédies de caractère.
d2./d Qui aime être élégant. Un homme coquet. Ant. négligé.
d3./d Dont l'aspect est agréable, soigné. Un jardin coquet.
d4./d Fam. Important (en parlant d'une somme d'argent). Cela vous coûtera la coquette somme de...

⇒COQUET, ETTE, adj. et subst.
I.— Emploi adj.
A.— [Appliqué à une pers.] Qui a le souci de plaire.
1. Par une mine soignée, une toilette recherchée. Auguste était si bien mis, si joli, si coquet (BALZAC, Envers hist. contemp., L'Initié, 1848, p. 454). Une jolie femme doit être propre et coquette dès le matin en faisant son ménage, et briller comme une pièce d'argent dans un tas d'ordures (RENARD, Journal, 1889, p. 38) :
1. Nana se montrait très coquette. Elle ne se lavait pas toujours les pieds, mais elle prenait ses bottines si étroites, qu'elle souffrait le martyre dans la prison de Saint-Crépin; et si on l'interrogeait, en la voyant devenir violette, elle répondait qu'elle avait des coliques, pour ne pas confesser sa coquetterie.
ZOLA, L'Assommoir, 1877, p. 709.
2. Par son esprit, ses manières, ses attitudes. Air, geste, regard coquet. Cette élégance allongée, ces poses coquettes, ces airs de tête penchés (GAUTIER, Guide Louvre, 1872, p. 101) :
2. Cet amour-propre chatouilleux qu'il [le prince Henri de Prusse] avait pour lui l'avertissait de ce qu'il fallait ménager et toucher à point chez les autres; il était poli, il était adroit et insinuant; il était coquet d'esprit; il savait plaire.
SAINTE-BEUVE, Causeries du lundi, t. 12, 1851-62, p. 384.
3. En partic. Qui est soucieux de plaire à une personne de l'autre sexe. Particulièrement, au fém. (souvent péj.). Qui cherche à séduire les hommes sans s'attacher à aucun. Elle était coquette, frivole, habile aux petits manèges des femmes (MAUROIS, Ariel, 1923, p. 161) :
3. — Je comprends. Vous n'avez été que légèrement coquette, et...
Coquette? ... Je hais la coquetterie. Être coquette, Armand, mais c'est se promettre à plusieurs hommes et ne pas se donner. Se donner à tous est du libertinage. Voilà ce que j'ai cru comprendre de nos mœurs.
BALZAC, La Duchesse de Langeais, 1834, p. 260.
4. Il croyait s'être retiré du monde, mais le monde n'avait cessé de venir à lui sous la forme de ces femmes coquettes et volages qui s'amusaient de son cœur éloquent, insatisfait et frénétique. Et sans y prendre garde, il était entré dans leurs mœurs et dans tous les mensonges. Il était dans de fausses amitiés.
GUÉHENNO, Jean-Jacques, Roman et vérité, 1950, p. 204.
Rem. Dans ce sens, constr. fréq. : être coquet(te) avec qqn.
Rare. [En parlant d'un homme] Être coquet. Manquer de simplicité dans certaines circonstances. Vous êtes coquet : vous ne trouvez pas tout ce que vous faites digne d'être montré (SAND, Corresp., t. 5, 1812-76, p. 143).
Vieilli. Être coquet de (+ subst.). Être (exagérément) soucieux de. [Les] soldats qui sont si coquets de leurs équipements (DU CAMP, Hollande, 1859, p. 81). Ces grandes petites filles, coquettes des dessous qu'elles montrent (COLETTE, Cl. école, 1900, p. 247) :
5. ... Il [Rougon] était coquet de sa force, comme une femme l'est de sa grâce; et il aimait à recevoir les flatteries à bout portant, dans sa large poitrine, assez solide pour n'être écrasée par aucun pavé.
ZOLA, Son Excellence E. Rougon, 1876, p. 49.
B.— P. ext. [Appliqué à une chose]
1. [À une toilette, un détail vestimentaire] Qui est inspiré par le goût de plaire et de séduire; élégant, soigné. Ah! que j'aime les militaires. Leur uniforme coquet (MEILHAC, HALÉVY, Gde duch. Gérolstein, 1867, I, 8, p. 200).
2. [À un objet, et plus gén. à une propriété, une maison, un jardin, un appartement, une pièce, etc.] Propre, bien arrangé, disposé avec goût ou raffinement. Elle entra dans un petit appartement, coquet, plein de bibelots, orné avec art (MAUPASS., Contes et nouv., t. 1, Le Pardon, 1882, p. 658) :
6. ... tout le terrain était divisé en petites propriétés soigneusement entretenues, plantées d'arbres fruitiers entre lesquels s'élançaient follement les pampres d'une branche à l'autre, et dans les massifs luisants des orangers et des citronniers ou suffocants des lauriers-roses on apercevait des habitations, genre petites villas de banlieue, simples, prétentieuses ou coquettes...
CENDRARS, Bourlinguer, 1948, p. 95.
C.— Au fig., mod. et fam. [Appliqué à une somme d'argent] Qui peut séduire, est enviable par son importance assez considérable. Synon. une jolie somme, une somme rondelette. Coûter la coquette somme de (cf. GRAND-JEAN, Orfèvr. XIXe s. Europe, 1962, p. 56). Il possédait un petit magot, assez coquet (MARTIN DU G., Confid. afric., 1931, p. 1123) :
7. Ader (1841-1925) fut le premier homme à s'élever dans les airs sans le secours d'un ballon. Ingénieur des PTT, il avait quitté l'administration pour la carrière plus aléatoire d'inventeur. Il y avait réussi, et amassé une coquette fortune quand il décida de la consacrer à l'étude du plus lourd que l'air. Il y dépensa environ un million, mais toucha au but.
P. ROUSSEAU, Hist. des techniques et des inventions, 1967, p. 357.
P. anal. [Appliqué à un autre ordre de grandeur] Malgré l'indifférence d'Angélo, le cheval prit une allure coquette (GIONO, Bonheur fou, 1957, p. 244).
II.— Emploi subst. (gén. au fém.)
A.— Subst. masc. à valeur de neutre. Le coquet. Caractère de ce qui est élégant, de bon goût, plaisant à regarder. Un fantaisiste élégant, épris du joli, du coquet — et du Beau (VERLAINE, Œuvres posth., t. 3, Prose, 1896, p. 192).
B.— [Désigne une pers.]
1. Personne et plus spécialement femme soucieuse de plaire par une mise élégante, une toilette soignée. Elle se lève et va chez les voisins, coiffée comme une vieille coquette, avec un pimpant bonnet et des bigoudis (RENARD, Journal, 1907, p. 1122).
2. Au fém., péj. Intrigante, femme frivole. Les rieuses et les coquettes, qui s'offrent d'un regard et se reprennent l'instant d'après (MOSELLY, Terres lorr., 1907, p. 10) :
8. Il fallut m'asseoir et faire nombre, entendre beaucoup de méchantes plaisanteries, supporter le spectacle des manèges d'une coquette qui calmait celui-ci par un mot, provoquait celui-là par un regard, ménageait et encourageait tous ses adorateurs, distribuait à propos l'espoir ou excitait la jalousie; enfin, semblait mettre tout son art à ne préférer et à n'éconduire personne.
REYBAUD, Jérôme Paturot, 1842, p. 408.
Faire le coquet, la coquette. User de manèges savants pour séduire quelqu'un. C'est tout de même agaçant qu'une femme (...) comme vous, ne puisse s'empêcher de faire la coquette dès qu'elle se trouve devant un homme jeune, bien fait (MARTIN DU G., Taciturne, 1932, II, 5, p. 1286). P. ext. Manquer de simplicité dans ses actes, dans ses relations avec autrui. Au lieu de faire le coquet pour m'embrasser (...) il s'est jeté après ma robe (SAND, Villemer, 1861, p. 206).
Rem. Dans ce sens, l'expr. faire la coquette (appliquée à un homme) se substitue plus volontiers (avec accentuation de la valeur péj.) à son équivalent faire le coquet. Il fait la coquette mais n'aie pas l'air de t'en apercevoir (SAND, Corresp., t. 3, 1812-76, p. 226).
Au fig. [Désigne une entité abstr.] Pourvu que la fortune nous protège! Je me méfie toujours d'elle. C'est une grande coquette (FLAUB., Corresp., 1846, p. 289).
3. Spéc., THÉÂTRE. La coquette, la grande coquette (vieilli). Principal rôle féminin de séductrice et d'intrigante dans certaines comédies de caractère, par exemple le rôle de Célimène dans le Misanthrope. P. méton. Actrice jouant ce rôle :
9. Oh! non, pas de rôle de grande coquette. Il faut se parer pour ces sortes de rôles, et j'ai la toilette en aversion. Se parer pour jouer la comédie, cela à l'air de dire aux spectateurs : regardez comme je suis jolie.
LECLERCQ, Proverbes dram., La Manie des proverbes, 1835, p. 27.
P. anthropomorphisme. L'étoile Vénus, la grande coquette de l'abîme, la Célimène de l'océan (HUGO, Misér., t. 2, 1862, p. 644).
C.— Au fém., arg. Braguette. Je pensais qu'à ça, dans les petites rues pendant qu'elle m'ouvrait la coquette (CÉLINE, Mort à créd., 1936, p. 261).
Prononc. et Orth. :[], fém. [-]. Ds Ac. 1694-1932. Étymol. et Hist. A. Subst. [XVe s. coquette (Moralité ds DOCHEZ, Nouv. dict. de la lang. fr., 1860)]; 1611 coquette « femme bavarde, commère polissonne » (COTGR.); 1643 subst. coquet « homme qui cherche à plaire » (P. SCARRON, Recueil de quelques vers burlesques, 96 ds RICHARDSON). B. Adj. 1. 1643 « qui ne cherche qu'à plaire » (P. SCARRON, op. cit., p. 91, ibid.); 2. 1743 « séduisant, élégant » air aisé et coquet (LA MORLIÈRE, Angola, p. 146 ds IGLF); 3. 1899 « d'une importance considérable » (GYP, Cayenne, p. 19). Dér. de coq1 (suff. -et, -ette) p. réf. au comportement attribué au coq. Fréq. abs. littér. :997. Fréq. rel. littér. :XIXe s. : a) 1 549, b) 2 191; XXe s. : a) 1 519, b) 829. Bbg. DE GOROG 1958, p. 186. — DUCH. Beauté 1960, pp. 149-150. — HASSELROT 20e s. 1972, p. 13. — KEMNA 1901, pp. 181-182. — MAT. Louis-Philippe 1951, p. 298. — SAIN. Sources t. 2 1972 [1925], p. 95; t. 3 1972 [1930], p. 537.

coquet, ette [kɔkɛ, ɛt] adj. et n.
ÉTYM. 1643; n. m., 1611, « petit coq »; de 1. coq, et suff. -et.
A
1 (1643). Vx. Qui cherche à plaire, à séduire (physiquement, intellectuellement ou moralement).
1 C'était (Fénelon) un esprit coquet qui, depuis les personnes les plus puissantes jusqu'à l'ouvrier et au laquais, cherchait à être goûté et voulait plaire.
Saint-Simon, Mémoires, t. I, XVII, p. 237.
2 La femme est coquette par état, mais sa coquetterie change de forme et d'objet selon ses vues.
Rousseau, Émile, IV.
REM. Cet exemple peut être compris au sens 2, mais il semble plus général.
2 Spécialt. (Vieilli ou littér.). Qui cherche à plaire aux personnes du sexe opposé. || Se montrer coquet, empressé auprès des dames. Flirteur, fringant, galant. || Elle est un peu trop coquette.N. (→ ci-dessous, cit. 3 et 4). || Faire le coquet. || Petite coquette.
3 Son rival autour de la poule
S'en revint faire le coquet (…)
La Fontaine, Fables, VII, 13.
4 Vous pensiez fort bien trouver quelque jeune coquette,
Friande de l'intrigue, et tendre à la fleurette ?
Molière, l'École des maris, II, 6.
5 (…) Zoé était une petite fille très jolie, très coquette et qui ne pensait pas à mal.
M. Pagnol, Marius, IV, 5.
N. f. (Vieilli; cour. du XVIIe au XIXe). || Coquette : femme qui recherche les hommages masculins, par pur esprit de conquête; femme frivole. (vieilli) Célimène, cruelle; (mod.) aguicheuse, allumeuse (→ Âge, cit. 39). || Amusements (cit. 9) de coquette. || Manège, agaceries de coquette. Coquetterie. || Une vieille coquette qui a passé l'âge et se rend ridicule (→ Compter, cit. 12).
6 Quand nous nous serons prouvé l'un à l'autre que je suis une coquette et vous un libertin, uniquement parce qu'il est minuit et que nous sommes en tête à tête, voilà un beau fait d'armes que nous aurons à écrire dans nos Mémoires !
A. de Musset, Un caprice, 8.
REM. L'adj. fém. peut évoquer l'une ou l'autre de ces valeurs.
7 Mais surtout elle était née coquette; et, dès qu'elle se sentit libre dans l'existence, elle se mit à poursuivre et à dompter les amoureux, comme le chasseur poursuit le gibier, rien que pour les voir tomber.
Maupassant, Notre cœur, I, II, p. 38.
Rôle de grande coquette : au théâtre, Rôle de jeune femme élégante et séduisante (Célimène, Elmire, la comtesse Almaviva…) dans une comédie de caractère. || Jouer les grandes coquettes. || La grande coquette de la troupe, l'artiste spécialisée dans ce genre de rôle.
Fig. Jouer les grandes coquettes : chercher à séduire.
Anciennt (XVIIIe). || « La coquette », mouche que les élégantes fixaient sur la lèvre.
7.1 Et quelle attention à jeter joliment ces amorces d'amour (…) à poser, selon les règles, l'assassine au coin de l'œil (…) la galante au milieu de la joue, et la coquette, appelée aussi précieuse et friponne, auprès des lèvres !
Ed. et J. de Goncourt, la Femme au XVIIIe siècle, t. II, p. 47
(cf. Assassin, cit. 14.1).
3 (Avec un nom désignant une action, etc.). || Mine, manœuvre, attitude coquette. Provocant. || Œillade coquette. Assassin (œillade assassine).
8 (Célimène) De qui l'humeur coquette et l'esprit médisant (…)
Molière, le Misanthrope, I, 1.
9 Ces phrases furent dites d'un ton si coquet, que monsieur de Montriveau ne pouvait se défendre d'accepter l'invitation.
Balzac, la Duchesse de Langeais, Pl., t. V, p. 167.
4 N. f. || Coquette  : poisson de couleurs vives.
9.1 Ici se poursuivent l'isabelle violette et vert d'or et la coquette jaune de feu, noire et striée de vermillon.
Jean Cayrol, Histoire de la mer, 1973, p. 56.
B Cour.
1 (1743; personnes). Qui veut plaire par sa mise, qui a le goût de la toilette, de la parure. || Une petite fille très coquette. || Il est plus coquet que sa femme. || Homme trop coquet. Dameret, dandy (→ aussi Attifer, cit. 6). || Personne coquette, soignée. || Petite Parisienne coquette. Élégant.
10 Une vieille fée, marraine de quelque princesse méconnue, avait seule pu tourner autour du cou de cette coquette personne le nuage d'une gaze dont les plis avaient des tons vifs que soutenait encore l'éclat d'une peau satinée. La duchesse était éblouissante.
Balzac, la Duchesse de Langeais, Pl., t. V, p. 174.
11 Pour ses pieds, dont elle est si justement coquette, Joséphine essaie tour à tour tous les marchands qui ont la vogue.
Frédéric Masson, la Journée de l'impératrice Joséphine, p. 33.
12 Il (Ibsen) est coquet; il a le soin de sa personne : on le voit lui-même dans un jeu de scène admirable, quand Borkmann (l'un de ses personnages)… prend une petite glace à main, s'y mire, remet de l'ordre dans ses cheveux, rajuste sa cravate.
André Suarès, Trois hommes, « Ibsen », p. 107.
12.1 Je ne suis pas coquet. Je me soucie assez peu de l'élégance. Mais, peut-être à cause de cela, j'ai horreur de me singulariser.
G. Simenon, les Mémoires de Maigret, p. 45.
Coquet de… (suivi d'un nom désignant une partie du vêtement). || Filles « coquettes des dessous qu'elles montrent » (Colette, in T. L. F.).Être coquet, coquette de ses dents, de ses cheveux, en être fier, chercher à les mettre en valeur.
N. (rare au masc.). || Un coquet, une coquette.
2 (Choses). Qui a un aspect élégant et soigné. Mignon, pimpant. || Parure, coiffure coquette. || Petit nœud coquet. || Petit tablier coquet. || Logement, mobilier coquet. || Il habite une coquette petite ville. || Vitrine, présentation coquette. || Agencement coquet. || C'est très coquet, chez vous. Charmant, gentil.
13 As-tu jamais vu dans les rues une grisette trottant menu ? Sa tête vaut un tableau : joli bonnet, joues fraîches, cheveux coquets, fin sourire, le reste est à peine soigné.
Balzac, la Duchesse de Langeais, Pl., t. V, p. 200.
C (1899). D'une importance assez considérable, qui séduit par son importance. Gentil, joli, rondelet. || Un magot, un héritage assez coquet. || Atteindre un total, un chiffre plutôt coquet. || Il en a coûté la coquette somme de… || Une coquette fortune.
CONTR. Bourru, misanthrope, ours, sauvage. — Ingénu, innocent, naturel, sincère. — Négligé. — Insignifiant, négligeable.
DÉR. 1. Coqueter. — Coquettement.

Encyclopédie Universelle. 2012.

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  • Coquet — Co*quet , v. i. To trifle in love; to stimulate affection or interest; to play the coquette; to deal playfully instead of seriously; to play (with); as, we have coquetted with political crime. [1913 Webster] …   The Collaborative International Dictionary of English

  • Coquet — (fr., spr. Kockäh), gefallsüchtig; daher Coquetiren, schön thun, die Bewunderung Anderer absichtlich herausfordern; Coquette, eine Gefallsüchtige; Coquetterie, die Sucht einer Frau, zu gefallen …   Pierer's Universal-Lexikon

  • Coquet — Diminutif de coq, nom très fréquent qui est un sobriquet désignant le plus souvent une personne vaniteuse …   Noms de famille